mercredi, juin 11, 2008

deception, my old friend

Grosse déception aujourd'hui, après avoir passé une heure et demi à errer dans l'immense sous sol librairie de Virgin (tellement parfait avec son petit pont sous un mini tunnel pour passer dans la salle "poche", mais ce n'est pas le sujet), et pour me remettre en jambe gentiment après une année littéraire plus que plate (à topographie négative, donc), avant d'attaquer mes vrais livres, mes vrais festins de l'été (Love in the time of cholera, entre autres. J'ai hate.), j'ai décidé, légerement honteuse une fois à la caisse, de me payer "Spécimens à disposition des jeunes filles faciles".

Un titre plutôt alléchant, sinon original ; un principe amusant, décrire "quelques spécimens de garçons qu'une jeune fille facile, ou pas peut croiser sur son chemin" ; et puis j'en avais un peu entendu parlé ces derniers mois, souvent en bien, sauf par l'autre con de chez Ruquier, mais ça fait longtemps que je ne l'écoute plus. Bref, je n'étais par réticente, je ne m'attendais pas à un chef d'oeuvre de littérature, mais à un petit bouquin drôle et rafraichissant : je n'avais pas de grandes attentes, mais j'étais open.

Déjà, de l'extérieur, ça n'a pas collé. Il n'y a pas pire que le rose, ou que le blanc ponctué de touches fluos, sauf peut être le blanc ponctué de rose fluo. Mauvais départ dès la couverture donc. On ajoute à ça une (grosse) pointe de narcissisme : l'auteur en couverture. On m'avait vendu un livre qui s'adresse à "celles qui bouffent trop ou pas assez.Celles qui ont le cheveux rebelle. Celles qui complexent" et qui ne s'adresse pas à "celles qui sont aimées dès le premier regard. Celles qui sont parfaites au réveil. Celles qui bouffent ce qu'elles veulent sans prendre un gramme.", aux vues du physique parfait qui s'offre à mes yeux sur la première de couverture, Virginie de Clausade y laisse une bonne part de crédibilité. Qu'à cela ne tienne, on ne juge pas un livre à sa couverture, va pour la lecture.

Je pourrais résumer en disant que j'ai lu les 155 pages en... 1h20. Preuve que je ne me suis pas arrêtée pour savourer un bon jeu de mots, pour relire une belle tournure, ou même pour rire.

En bref, côté forme, un français très moyen, une édition bâclée (un design de roman de gare, quelques fautes d'orthographes et même des lettres oubliées) ; je n'ai rien contre un langage parlé volontaire, mais il ne dispense pas d'un peu d'esprit et d'humour, si?

Côté contenu, les clichés ne sont pas complètements erronés, sans être exhaustifs ou vraiment très diversifiés, certains se répètent et les choix ne sont pas toujours judicieux ; des clichés mitigés ne sont plus des clichés, et dans ce cas, inutile d'en faire 13 différents. A peine plus d'une dixaine de page par prototype (heureusement!), les deux dernières pages de chaque (la rupture) sont toutes identiques, ajoutons à cela qu'à chaque fois c'est elle qui rompt, et que, à chaque fois (ou presque), le pauvre jeune homme éconduit pleure tout son saoul et la supplie, les quelques miettes de crédibilité qui persistaient s'envolent. Comme si ça ne suffisait pas, notre chère Virginie se jette des fleurs à peine déguisées absolument partout, et même quand il le faut, en dévalorisant sa bande de copines, à base de "moi je suis comme si, moi je suis comme ça", si on la prend au mot, elle est donc la plus franche, la plus délurée, la plus drôle, la plus cynique, la plus intelligente, et je HAIS les gens qui se racontent tels qu'ils veulent être perçus.

Virginie, je ne t'aime pas. J'aurais mieux fait de regarder une connerie à la télé.

dimanche, février 03, 2008

JUSTE ENORME

illustration : les filles, sans rire, faut arrêter...
J'ai fait tourner une machine aujourd'hui, sans retirer la pastille de lessive de son emballage plastique.
Pendant que j'attendais patiemment que mon linge ne se lave pas devant la laverie, un homme d'âge mûr, en pantalon de veour côtelé a heurté six fois la voiture de derriere, deux fois celle de devant, et a calé trois fois en fesant un créneau.
En ce moment je reçois trois appels masqués par jour en moyenne, il s'appelle Rachid, il connait mon nom, mon numéro, et ma date d'anniversaire, et il veut "mettre sa main dans ma culotte" et "m'enculer à sec", parce que je suis une "salope".
"Chaque fleur est un sexe. Y avez-vous pensé quand vous respirez une rose? Chaque fleur est même, le plus souvent, deux sexes, le mâle et la femelle, et sa vie brève est, dans un flamboiement de beauté, l'accomplissement de l'amour. Le pêcher rose se fait l'amour par toutes ses fleurs, et chaque graminée en fait autant, et les champs de la Beauce et de l'Ukraine, plus loins que tous les horizons, sont d'immenses champs d'amour. Dans la moitié du monde, en quelques semaines, plantes et arbres libèrent des milliards de tonnes de pollen dont les grains microscopiques vont pour la plupart se perdre au vent. Quelques-uns, par la grâce du hasard, de la brise ou des insectes, atteindront un pistil dans son érection figée et iront féconder les ovules. Pour que la vie continue. [...] Et tout à coup, suspendu entre le vent, la marée et le soleil, suspendu immobile abandonné tout seul, tout à coup suspendu brutalement lucide, un instant, un éclair, tu n'es plus dans le coup... Tout à coup tu vois le fonctionnement autour de toi. L'énorme prodigieux tourbillon qui entraîne tout et tout depuis des milliards de temps jusqu'au fond des milliards d'éternités, du fond des milliards d'espaces jusqu'au fond des milliards d'infinis. Milliards de milliards de multiples créatures en mouvement, atomes, cellules, individus, étoiles, galaxies, univers, tout en vient et tout y va. Et toi avec. Où? Un instant, un éclair suspendu, tu as vu. Le temps de comprendre que tu n'es rien, sans importance, nul, moins que zéro. Milliards de milliards de multitudes emportées. Et toi avec, parmi les multitudes de multitudes dont chaque grain a autant d'importance que toi. Ni plus ni moins. Ni moins la patte de mouche ni plus la lune. Comme la Lune. Comme la Lune, toi, ta famille, humanité, galaxies, univers : zéro, poussière de poussière, rien, rien, dans le Tout. Le Tout tourbillonnant immobile en voyage depuis où jusques à quand. Toi zéro. Toi, tes coliques, ton envie de sexe et de Légion d'honneur, ton petit ventre à soupe, tes seins d'amour, tes moustaches, ta robe de soie, ta fameuse cervelle, ta belle jambe, toi zéro. Tu as repris ta place dans le vent et la marée. Mais inquiet. A quoi bon ces mains calleuses, cette fumée par les oreilles? A quoi bon cette bataille? Naître, vivre, mourir? Vivre? Vivre? Pourquoi? Pourquoi? Ce n'est pas toi qui répondras, ni moi non plus. Mais, sans espoir de réponse, si tu ne cries pas la question, alors tu n'es qu'un os... [...] L'homme se plaît à penser qu'il est un être total, indépendant, qui sait ce qu'il fait et fait ce qu'il veut, dans le cadre des lois et des usages. En réalité, son existence individuelle n'est qu'une illusion destinée à lui donner, pendant le temps utile à l'espèce, le goût de la vie, afin qu'il la conserve et la transmette. Il n'est qu'un porteur de germes. Il doit donner la vie qu'il a reçue, il ne sert qu'à cela, il naît, pense, travaille, se bat, souffre uniquement pour cela, et s'il meurt sans l'avoir fait, d'autres l'ont fait autour de lui, son existence inutile ne compte pas plus que son existence inutile, ce qui compte, c'est la vie de l'espèce. Les espèces ont-elles conscience de leur mission? Le genre humain sait-il qu'il doit continuer? Si cette conscience existe, l'homme individu ne peut pas plus la connaître qu'une cellule musculaire de la cuisse d'un pilier de mêlée ne peut connaître les règles du rugby et le désir de vaincre. Et pourtant, toutes les cellules du joueur travaillent pour cette victoire."
La Faim du Tigre - René Barjavel

dimanche, décembre 09, 2007

I hate the whole goddamn human race

Ma manière à moi de gérer l'horreur, c'est de la regarder.

samedi, décembre 01, 2007

Tant que vous n'avez pas été embrassé par un de ces pluvieux après-midis parisiens, vous n'avez pas été embrassé.
Woody Allen

vendredi, octobre 19, 2007

allez zou!

ras le bol de venir ici que quand j'arrive pas a dormir et que j'ai trop pensé!! demain c'est le week-end, demain je remonte mon cheval! vive la vie, vive vous, je vous aime trois visiteurs de mon coeur!!!
............................................................................................................................................................... c'est deux éléphantes à la plage, l'une décide d'aller se baigner, elle se jette a l'eau joyeusement et appelle sa copine : "allez viens!elle est super bonne! -non merci j'ai pas très envie... -rhooooooooo allez!on va s'amuser! -non je te dis!" bon, l'éléphante nage un peu toute seule, et très vite, elle s'ennuie : "allez, rejoins-moi, je t'assure qu'elle est pas froide! -non, je peux pas c'est tout -comment ça tu peux pas? -ben...heu...j'ai mes ragnagnas tu vois alors... -hé ben, met un mouton!
....................................................................................................................................................................... voilaaaaaaaaaaaa! :-D

lundi, octobre 15, 2007

Falling Awake

taking candy from strangers
never had a hand
never had a pocket
that's just the way it goes
monkeys in my heart
rattling their cages
I could learn to play the game
if I only had the brains
the money or the muscles

lundi, octobre 08, 2007

NON

Je ne serai pas de celles qui donnent raison aux esprits d'antan qui dépréciaient la femme pour sa trop grande fréquence aux épanchements sentimentaux et pour l'apparente sensibilité dont elle se pare . Je n'aurai pas la faiblesse de satisfaire les aspirations d'un être perfide à être la cause de mon désarroi. L'amour se trouve malheureusement au coeur de trop nombreux de nos agissements, il en devient un objectif en soi ; partout et en toutes circonstances, hommes et femmes se laissent trop souvent prendre à poursuivre l'amour au même titre que la félicité professionnelle et l'accomplissement de l'esprit. Pour ma part, le penchant amoureux n'est autre qu'une invention de l'homme, se surprenant à éprouver à la foi amitié et désir physique pour un même être et l'analysant comme un sentiment inédit et indépendant de toute autre sorte d'affection. C'est alors se fourvoyer que d'y consacrer une trop grande part dans sa recherche du bonheur, considérant qu'il ne diffère de l'amitié, dont on a alors tendance à amoindrir l'importance, que par une vulgaire pulsion animale.

Toute espérance ou épanchement à ce sujet est alors rendu stérile par la possibilité qu'a l'homme d'éprouver une sincère amitié pour plusieurs individus à la fois, de même concernant le désir physique, si bien qu'il est tout à fait capable alors d'accorder ce mélange des deux qu'il nomme "amour" à plusieurs de ses connaissances, s'en suivent trahisons, honte et douleur, qui n'ont plus lieu d'être sitôt qu'on a admis ce qui précède.

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. oui, je suis en colère. non, je ne sais pas pourquoi.

dimanche, septembre 30, 2007

feeling insane

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inciser
couper
refermer

mardi, août 28, 2007

Je crois que c'est le contraste, tout s'est joué dans le contraste.
Une demi heure avant, je découvrais cette photo inconnue sur une étagère, une image inconnue d'un jeune homme beau et fort que j'ai eu peine à reconnaitre ; et là, face à moi, un vieux monsieur fatigué dans un petit lit blanc, recouvert d'un drap trop léger pour dissimuler ses membres maigres et la poche qui le fait vivre, un vieux monsieur effrayé qui me parle de mourir.Mon grand-père, fier et fort, mon invincible grand père, celui qui navigue seul des semaines, celui qui m'a fait découvrir la peinture et le Jazz, celui qui est parti si longtemps et qui est revenu si tard, celui dont je n'ai pas assez profité, mon grand-père, Grand-Pierre qui veut que je le rassure, que je regarde seule son visage qu'il ne peut plus réprimer se tordre de douleur lorsqu'il inspire trop profondément et que je lui parle des vacances que l'on prendra ensemble à sa sortie, je ne veux pas le laisser là, je ne veux pas le laisser s'endormir isolé avec la peur de pas se réveiller, et je ne veux pas attendre de rentrer chez moi écrire un stupide article pour pleurer mon angoisse, mon Grand-Pierre qui me dit Adieu quand je passe la porte, au cas où...
je l'aime.

vendredi, août 10, 2007

H-15

un petit dernier avant le départ en corse, et un petit lien en prime :

Today Has Been OK

The preacher lost his son,
He's known by all in town,
He found him with another son of God,
Feeding on the pray,
Nevermind what God said,
But love had lost its cause,
And I thought today had been okay.

mardi, août 07, 2007

quand j'étais petite, ben j'écoutais Alliage, ouais!

j'ai versé la fin de mon thé dans le frigo et j'ai mis ma tasse dans la poubelle ;
plus tard, j'ai jeté ma cuiller et j'ai rangé mon pot de yaourt dans le lave-vaisselle...
il y a des jours comme ça!

jeudi, juillet 05, 2007

Puisque tu pars

Je pensais que ça serait plus dur à entendre, je pensais être désarmée
mais non.
NON
j'ai eu le temps de m'y faire, je suis heureuse pour toi
et surtout, surtout j'ai confiance en nous, je crois en nous, on a survécu à cette année, on survivra à tout, on est trop nous pour se laisser impressionner par l'absence et la distance, je suis même pressée de t'envoyer des mails chaque soir et de rentrer à toute vitesse pour voir si tu m'a répondu, j'ai hâte du plaisir que j'aurais en voyant ton nom sur ma boite mail après une journée difficile, et j'ai hâte que tu me fasses vivre par procuration cette expérience fantastique...
car je sais qu'on en sortira plus fortes et que les retrouvailles seront merveilleuses...

samedi, juin 09, 2007

jeudi, mai 24, 2007

Feeling Empty

Tomorrow we will lose another day

jeudi, avril 05, 2007

où elle réalise...

qui a dit qu'il fallait un nouvel horizon, qu'un nouveau départ était nécessaire, qu'il fallait changer de vie pour être qui l'on veut?
il n'est pas question de remplacement, mais de changement, il est question de nous et de ce que nous voulons réussir, de qui nous voulons être, le vrai challenge est de changer sa vie, pas de changer de vie, la facilité minimise la victoiren goût et lui donne un goût d'immérité.
Il n'est jamais trop tard pour prendre les choses en main, pour faire ce qu'il faut, et même si on a perdu des gens en route, que l'on ne pourra peut-être pas récupérer, pourvu que cela nous serve de leçon.
Il est toujours temps

dimanche, janvier 14, 2007

not going anywhere

Les voies du sentiment sont impénétrables, tant pour celui qui l'éprouve que pour l'âme malheureuse qui tente de la percer.
Je mise l'incohérence, fais tapis.
Personne ne connait l'issue d'un jeu de cartes blanches et la banque est fermée.
Il est un point imperceptible et inflexible de non retour où la fragilité devient indifférence, progression exothermique dont l'énergie se disperse à jamais dans les volutes de l'incompréhension.
certitudes inavouées tant de fois clamées sans conviction qui m'éffraient à présent.
La flamme ne peut éviter indéfiniment la main blanche qui joue sa candeur au dessus de la bougie.
Chimères.
Que sont les hommes comparés aux immensités d'un puit sans fond de savoir?Que valent les sentiments stériles et oscillants face à l'incommensurable bonheur de la connaissance?
Ci-gît la crédulité
La vie est trop courte.
Ces mots ne peuvent être appréciés à leur juste valeur lorsqu'ils sont lus à l'improviste, c'est ce qui me pousse à hésiter à les employer ici, car il faut, pour en percevoir la portée, sortir de l'un de ces moments de vertige insuportables où l'on a pris conscience du caractère volatile de notre pouvoir, de l'insignifiance et de la chose éphémère que représente notre participation à la vie ; un de ces moments qui suscitent panique et angoisse et que nous ne pouvons supporter guère longtemps, considérant que notre existance tourne inévitablement autour de notre personne, et d'un cercle restreint qui nous entoure et que nous ne sommes en mesure d'être conscient spontanément, à tout moment, de l'immensité de ce qu'il y a eu avant et de l'étendue de ce qui suivra, irrémédiablement.
Durant un court instant alors nous pouvons être à même d'apprécier l'inconscistance de nos préoccupations, si profondes etr douloureuses qu'elles soient.
Et si notre courage le permet, étendre la réflexion au delà des quelques secondes de lucidité stupéfiante ammènera immanquablement d'autres mots de coutume privés de leur valeur au profit d'une insouciance nécéssaire à la vie telle que nous la concevons habituellement, à venir s'imposer dans toute leur ampleur, aussi épurée qui puisse le permettre notre entendement : il faut profiter de la vie et s'employer à lui donner par la force de notre détermination et la justesse de nos actions, la tournure que nous souhaitons la voir prendre dans la mesure où nous en avons la capacité.
Je ne me fais aucune illusion quant à l'habituel détachement qui accompagne ce genre de lectures, considérant que l'on a pas opéré u préalable le même travail sur soi, ni sur la difficulté de saisir sensiblement l'abîme dans lequel peut plonger un tel ressentiment, mais si ces mots ont été suffisants à vous le faire entrevoir, alors ils auront été assez explicites.

dimanche, janvier 07, 2007

voilà

à la demande générale (formulée par l'unique visiteur de ce site), et aussi un peu pour donner de la consistance à ma pause dans le boulot en cette veille de reprise, voici quelques fonds de tiroir...
vous avez (enfin tu as, quoi) intérêt à mettre un com là dessus, tu l'auras voulu!!!

dimanche, novembre 26, 2006

completely unconnected

you're simply wasting your breath, asking me how I feel today

mardi, novembre 21, 2006

ce curieux salaud qui m'avait tant plu

La fille aux mains blanches fumeuse de craie, alors qu'elle sillonne parmi les belles feuilles, s'aperçoit qu'étant de décembre, elle est de celles d'avril, bien qu'elle aime le vent, aussi.
La phylotaxie des haricots n'y pourra rien changer.
Pauvre de lui, ses bras son perçés avant qu'il n'ai saisi les cornes, et ce n'est pas un vulgaire jeu de cordes qui le sauvera.
Le monde est un rectangle poussiéreux, les travaux sont bruyants et les pannes confondent l'alphabet grec.
Place aux éléments ternaires...
=I'm earing what you're saying but I just can't make a sound